L'ENTREVUE

Quoi de mieux pour découvrir un(e) artiste ou un band que par leurs propres mots. 

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13th Hole

Crédit photos : 13th Hole
Blood and Pain
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Présenter votre projet. Depuis quand? Pourquoi solo, duo, trio, etc ? Pourquoi ces instruments ?

Le groupe existe depuis 1991. Notre composition : une basse, une batterie, deux guitares et un chant. Depuis le dernier album, nous avons ajouté un clavier.

Nous jouons les instruments classiques d’un groupe de rock.

De quel coin êtes-vous ? Jouez vous sur votre scène locale ou plus en dehors (et même à l'étranger) ?

Nous sommes tous originaires de Bretagne [l'ouest de la France], sauf Isa, la chanteuse, qui vient d’Italie.

Nous jouons régulièrement dans notre région et sur toute la France. En outre, nous avons eu la chance de faire une tournée en Angleterre avec nos amis The Dude. Outre-Atlantique, nous nous sommes produits dans des clubs new-yorkais, également sur la côte ouest à Los Angeles, à Las Vegas, San Diego, Phoenix, Tucson et nous gardons un super souvenir de nos concerts à Tijuana au Mexique.

Qu'est-ce qui vous a donné envie de monter votre projet ?

Dans les années 90, nous étions fans de Sonic Youth, My Bloody Valentine, PJ Harvey, The Velvet Underground… Avec le festival des Transmusicales, Rennes a toujours été une ville bouillonnante de musique, nous avons grandi dans cet univers. À l’instar des jeunes passionnés de musique, nous avons créé un groupe entre amis. Nous avons eu la chance de croiser Alan Gac, patron du label Rosebud, qui nous a offert l’opportunité de la réalisation de notre premier album.

Qu'est-ce qui vous a amené à explorer/arpenter ce style là ?

La musique que nous créons correspond à notre état du moment. Elle évolue avec le temps. Nous étions très noise à nos débuts, et aujourd’hui notre musique est plus mélodique.

Pourquoi les gens vous écoutent/devraient vous découvrir selon vous ? Qu'est-ce qui fait votre charme ?

Nos morceaux sont construits sur une rythmique entêtante, un gros son de guitares et un chant énervé.

Quel(s) groupe(s) recommanderiez vous ?

Lighthouse, Versari sont deux groupes que nous apprécions pour leur musique, et ce sont aussi de bons amis. Nous les croisons régulièrement au studio Balloon Farm de Rennes où nous répétons aussi.

Concernant les nouveautés du moment, nous aimons Andrea Laszlo de Simone avec l’album Immensità, Sleaford Mods, Viagra Boys, Fontaines D. C.

Quelle(s) ville(s) vous a/ont le plus marqué (durant une tournée, un voyage, etc) ?

Nos tournées sur la côte ouest des Etats-Unis font partie de nos meilleurs souvenirs. L’escapade à Tijuana a été une des plus marquantes. Nous avons rencontré des mexicains accueillants, sympathiques et aimant faire la fête. Nous avons gardé des contacts avec certains d’entre eux et nous sommes prêts à y retourner.

Quelle énergie préférez vous : grosse salle ou petite salle ? Et pourquoi ?

Isa (chant) : Je préfère les café-concerts, c’est plus détendu.

Hervé (guitare) : C’est vrai que les café-concerts, c’est confortable au niveau de la relation au public, mais j’aimerais bien faire un jour une première partie d’une bonne grosse salle bien pleine.

Comment gardez vous le plus le contact avec vos "fans" ?

À l’époque où les concerts existaient, nous avions des relations directes avec le public pendant et après le concert.

Aujourd’hui, les réseaux sociaux nous permettent de garder le lien avec notre public. Nous postons régulièrement des publications sur notre Facebook.

En mars, grâce au partenariat Ferarock, notre album a pu bénéficier d’une diffusion nationale sur le réseau des radios partenaires.

Nous nous sommes également produits en concert live Facebook et YouTube [à savourer ici] dans le cadre de l’émission Termaji au Mondo Bizarro, haut lieu du rock à Rennes (qui vient de fermer malheureusement).

Si je vous dis "art" vous pensez à quoi ?

Street art. Ici à Rennes il y a un graffeur très connu, WAR, qui dessine magistralement des animaux mais aussi des fleurs et d’autres espèces à la taille d’un immeuble.

Notre bassiste, Loïc, a expérimenté lui aussi le street art en tapissant temporairement la devanture de sa maison avec des affiches du groupe [juste ]. 

Hervé : Je pense à toutes les émotions ressenties devant des œuvres officielles dans les grands musées ou au contraire dans la rue, ces œuvres éphémères qui me font partir, ou réfléchir lors de mes déplacements à vélo.

Et si je vous dis "livre" ?

Isa : difficile de nommer un livre qui correspond à notre groupe, j’ai juste un souvenir par rapport à une tournée, on parlait souvent de la bio des Mötley Crüe, Dirt, parce qu’ils ont fait des trucs complètement délirants, ça nous faisait bien rigoler dans le camion.

La musique doit elle être porteuse de message ou pas forcément ? Doit-elle avoir une identité ou peut-elle exister d'elle-même selon vous ?

C’est bien que la musique porte des messages, au fil des années il y a eu des morceaux qui ont accompagné des changements en reflétant les mouvances d’une époque. Après il y aussi de la musique plus légère, qui n’a pas forcément quelque chose à dire de très engagé dans les textes, ou qui n’a pas de texte du tout, mais qui fait danser les gens, leur permet de prendre du bon temps… mais peut-être déjà faire un certain type de musique plutôt qu’un autre c’est déjà se positionner et donc transmettre quelque chose. En tout cas du moment qu’on est écouté on a aussi des responsabilités, donc il ne faut pas non plus dire n’importe quoi ! 🙂

Quelle place ont les artistes émergents chez vous ?

Rennes est une ville où l’offre culturelle est large et qui offre beaucoup d’opportunités aux artistes émergents, il y a beaucoup de café-concerts, ou autres bars où il est possible de jouer, il y a des associations diverses et variées qui organisent des concerts de différents styles de musique, des structures avec des salles de répétition à prix abordables… Il y a des subventions, par exemple pour notre premier album, des accompagnements, la possibilité de faire des résidences… Aussi le public est curieux, donc prêt à l’écoute. Je veux dire que c’est probablement moins difficile qu’ailleurs.

Le Canada et le Québec vous voyez ça comment ? Comment sont-ils dans votre imaginaire ? Quelle(s) image(s) en avez-vous ?

Grands espaces naturels, plein de neige en hiver, rudesse du climat et bon accueil. Cliché, non ? Mais bon… C’est vraiment dans notre imaginaire parce qu’on n’y a pas été encore !

Et des canadiens, des québécois ?

Isa : Le peu que j’ai connu, ils m’ont l’air sympa. Et j’adore l’accent ! (et je ne me moque pas, parce que moi aussi j’ai un sacré accent !)

Merci beaucoup !

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