klo pelgag.jpeg

Casual Rites
32mn
Indépendant
Sorti le 18 Mars 2021
7/10

Indie / Rock / Pop

Checke donc les Découvertes !
Inertia
00:00 / 04:26

Un band de Québec du bord de la St Charles plutôt sympathique refaisait parler de lui début janvier, publiant progressivement quatre chansons en prémisse de la parution de leur deuxième album 4e Avenue Vol.1 sorti jeudi dernier. Voici voilà le retour de Casual Rites.


Leur second opus démarre sur des chapeaux de roues avec la pièce la plus radiophonique des neuf chansons : Inertia. Elle te procure un groove de ouf où t'as clairement envie de remuer tes fesses. Ça commence fort ! Pour moi c'est la chanson clé de cet album. Que tu écoutes dans l'ordre ou de façon disparate les chansons, c'est elle qui les rassemble. À l'inverse de la définition théorique de son titre, elle entame une ballade à travers les divers thèmes évoqués dans les autres textes – sincères et vivants. Old Manners et Non, Mais… sortent tout autant du lot par leur caractère affirmé. La première – surprenante – se réchauffe autour de la première minute quand les vieilles manières sont reproduites en musique via un vieux rock gras subtilement adoucit par le côté indie apporté par la guitare électrique et le violoncelle (qui maintient l'aspect dur et sombre du sujet : les vieilles manières). L'espèce de sonnerie occupée d'un téléphone en tout arrière-fond est étrange mais ingénieusement incorporée. La seconde, quant à elle, tranche avec ses copines mais qu'est ce qu'elle est bonne ! [si t'as la référence musicale de cette phrase 👍 / indice : groupe de rap français, 1995] Le drum en écho, le chanter parler, le texte, la guit tranquillou ainsi que la basse style jazzy donne un rendu au top ! Et puis, elle est en français. Tu pourras, de ce fait, apprécier leur délicate dérision et leur comique espiègle ! Côté instrumental c'est Greenhouse Effect qui prend son envol grâce à la guitare électrique (encore une fois !) façon bluesy (vers 1'35) ainsi qu'au saxophone – surtout le solo à partir des 3'30 – qui t'offre une fin flamboyante faisant basculer de banal à génial ce morceau.


Il existe cependant un gros écart, selon moi, entre ces dernières et celles dont je vais parler maintenant. Un fossé même. Surtout avec deux morceaux que je trouve inférieurs : Crazy Love et Facing The Wreckage. Ce dernier manque d'énergie comparé aux autres chansons où le chant impulse le rythme et l'engouement. Cependant, la voix du chanteur Philippe Matte reste toujours source de frissons pour tes petits poils à chaque instant ! C'est dommage donc que celles-ci ne se démarquent pas vraiment et perdent le charme du début d'album. Elles ressemblent trop à ce que l'on peut déjà entendre. Je nuancerais plus positivement Casually qui fait office d'interlude. Ceci-dit, sans les chœurs qui pimentent sa « couleur » cette pièce verrait son attrait se dissiper rapidement.


L'ensemble est toutefois très savoureux. J'aime beaucoup le jeu sautillant de la basse qui déambule de note en note. Il apporte du pep's à l'ensemble du LP et constitue son fil conducteur. Chaque chanson défend son identité, ce qui est séduisant mais rend décousue son homogénéité et déroute quelque peu ton oreille. Tu entendras un style indie pop branché rock au son super bien travaillé me faisant parfois penser à Arcade Fire tant dans la construction que dans les variétés d'instruments incorporés. La même trempe que celle du premier album éponyme sorti en 2017 est perceptible, un peu plus rythmée et plus indie peut-être. Pour conclure, c'est un bon album à avoir chez toi car il est léger et sonne doux. Parfait pour tous tes futurs coups de blues !

23 Mars 2021

Si tu aimes PARTAGE et LIKE la page Facebook Sur L'Ombre et ABONNE-TOI sur Instagram @sur.l.ombre.media et YouTube Sur L'Ombre Media

Tiens toi informez !