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Malaimé Soleil
14mn
Indépendant
Sorti le 6 Février 2021
10/10

Rock / Indie / Pop / Francophone

Checke donc les Découvertes !
Cactus
00:00 / 04:37

Le projet de Francis Leclerc m'a littéralement conquise. Par son nom déjà : Malaimé Soleil. Poétique et lumineux à la fois. Son deuxième EP sorti début février est éblouissant – autant que son premier EP Tranquille paru il y a à peine un an ! Un chouya différent mais tout aussi génial. Sans mauvais jeu de mot je n'y ai vu aucune fausse note !


Fumée se compose de trois chansons : Cactus, Sucré Salé, Clopes. Rien que par les titres ma curiosité fût réveillée. Et elle n'a pas été déçue. Malaimé Soleil nous joue sa sérénade avec légèreté, joie, soleil et jovialité. On y croise de temps à autre un petit côté Zen Bamboo dans le timbre de voix et la manière de chanter. Mais les variations d'intonations dans le chant font SA singularité – si agréable à l'oreille. En plus de cela, une grande sensibilité se dégage des paroles mais aussi de la musique (j'y entends une inspiration latine subtilement amenée, dans la guitare principalement).


Cactus démarre ce quart d'heure musical en beauté. D'ailleurs tu peux contempler son piquant (!) en écoutant le vidéoclip coloré et plein de pep's (juste ici). Pour en revenir à la chanson, elle est surprenante. Le ralentissement soudain [exécuté à merveille] à mi-parcours rendrait presque sensuel et romantique le « J'suis trop fucké pour toé ». Ça enchaîne avec un solo de guitare jubilatoire de 1'20 vraiment nice qui te met délicatement la fièvre. Sur la seconde pièce Sucré Salé l'amplitude vocale de Francis est mise en lumière tout en finesse. Musicalement, on sent la patte discrète de Renard Blanc (un autre très bon projet du drummer Alex Crépeau, il bat la mesure d'une manière que j'apprécie particulièrement d'ailleurs), juste assez pour ne pas tout dénaturer. Le premier lancement instrumental après le « Pogner une écharde dans l'cœur » criant d'émotions t'alpague et t'emmène vers un tout autre univers en moins de temps qu'il ne t'en faut pour t'en apercevoir, où un nouveau kick instrumental (autour des 2'30) t'attend gentiment sur le coin de la porte. Les basculements rythmiques, les oppositions chant tenu/notes courtes et sèches rendent énergique cette chanson qui a pourtant commencé tristement (je parle ici du thème évoqué dans le texte et non du son !). Malade. Et ça continue sur la dernière piste Clopes. L'écho vintage dans la voix et les « ha ha hé hé » berçants me font tripper au bout ! Une mélodie réconfortante qui te ferait presque ressentir – rien qu'en l'écoutant – ce fameux béguin et ce sentiment amoureux qui rend tout plus beau (ou moins moche !). Là encore le final [qui dure quand même une bonne grosse minute !] est élégant et enchanteur. Parfait pour conclure. En prime, je braquerais les projecteurs sur la basse pour son efficacité imparable tout au long du EP qui, sans elle, ne serait pas aussi relevé et profond. Tu l'auras compris mon âme est vendue. Sainte-Hyacinthe héberge de petits génies !


En bref, cet EP est trop court ! Cette voix saisissante, ces paroles cash et tendres à la fois sont natures et sincères. Il passe en boucle chez nous, à chaque fois un peu plus fort ! Il te fera même probablement fredonner et sautiller pendant qu'un joli sourire se dessine sur ton visage ! Ce que j'aime dans ces trois chansons c'est leur identité unique, ce qui est très fort dans un temps si serré ! Trois tounes trois styles – qui s'entremêlent parfaitement. Un brillant rendu selon moi. T'en voudras [beaucoup] plus 😉

25 Février 2021

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