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Renard Blanc
14mn
Folivora Records
Sorti le 30 Avril 2021
8/10

Rock en spirale / Psyché / Francophone

Checke donc les Découvertes !
Vitriol
00:00 / 05:46

La conclusion du triptyque d'EP du band Renard Blanc sortait ce vendredi. Un cycle amorcé dès la fin de l'été passé avec Combustion – c'était la mort, Abysse – c'était le désespoir, et aujourd'hui Béryllium – c'est la résurrection. Que tu les connaisses ou non, (ré)écoute les trois à la suite. Tu remarqueras la finesse et la justesse de cette progression dans leur son. [Tu me diras ce que tu en penses 😉]


C'est donc par l'espoir que le trio de Sainte-Hyacinthe a souhaité terminer cette épopée musicale. Celle-ci qui est teintée de noir depuis son commencement – même s'ils sont sympas ces petits renards et que la lumière a eu le droit d'y pénétrer de temps en temps !


Ils sont forts dans leur style, qui leur est propre d'ailleurs, ce fameux rock en spirale. Quoiqu'il évolue pas mal dans cet EP pour rejoindre un rock un peu plus accru. À peine t'es tu installé tranquillement tant le départ de Bruit Blanc te berce que « paf ! » le gros son débarque pour te secouer. Te surprenant dans ta soudaine oisiveté assumée ! Je ne sais pas si tu perçois une évolution musicale comparée aux deux précédents EP ? Moi oui. Elle est moins fermée sur elle-même, la spirale s'est ouverte ! Et ça se confirme très nettement avec Vitriol qui, pour le coup, dénote complètement de ce que les trois musiciens nous ont habitués. Et c'est cool ! On savait qu'ils étaient capable de pleins d'affaires mais là c'est devant tes yeux (ou tes oreilles !) qu'ils l'exposent. Le drummer, Alex, a un jeu changé, beaucoup plus audacieux, tout en restant dans ce qu'il sait et aime faire. Un son clairement plus rythmé et énergique mené à la baguette (!) où le clavier prend de l'assurance et se fait entendre un peu plus sur la bande son ! La basse aussi d'ailleurs ! Plus prenante et plus « profonde » : est-ce pour lier tes oreilles à la renaissance qui vient des entrailles de la Terre comme ils le chantent ? Et le jeu de guit du chanteur, Vincent, est également différent sur cette deuxième pièce. Habituellement langoureux, il se transforme à l'occasion de cette renaissance et devient plus enjoué et moins psyché. La guitare est toujours aussi enflammée et envoûtante mais d'un style nouveau sur cette chanson, en jouant plus en saccades (autour des 4'). La combinaison rockeuse gagnante assurément !


Malgré tout, la patte de chacun des trois renards est toujours bien présente, ça tu ne peux point te tromper cher(e) ami(e) ! La « der des der » comme on dit chez moi, Babylone, confirme ce que j'ai entendu sur la précédente. Une sonorité qui s'engaillardise où le drum impulse une énergie différente parfaite pour une belle conclusion de ce triptyque vraiment intéressant à découvrir. À défaut de sortir un album, ils nous ont offert une réappropriation de ce concept « classique ».  Tu peux écouter en boucle les trois EP ou bien l'un d'entre eux uniquement. Telle une spirale infinie. Une continuité basée sur trois identités. Serait-ce les leurs ?!

2 Mai 2021

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